L’origine
exacte des oiseaux de proies demeure un mystère. On
a longtemps considéré l’archéoptéryx,
une espèce fossile de la période jurassique
(de 208 à 146 millions d’années avant
notre ère), comme leur ancêtre probable. Cependant,
les six fossiles d’archéoptéryx connus,
s’ils présente plusieurs caractéristiques
communes aux reptiles et aux oiseaux contemporains, ne permettent
pas d’établir ce lien avec certitude. En fait,
leur origine remonte si loin que certains biologistes les
qualifient de dinosaures vivants. La fragilité de leurs
os expliquerait le peu de fossiles retrouvés.
Les
oiseaux de proie sont des prédateurs qui occupent le
sommet de la chaîne alimentaire. Le fait d’occuper
le sommet de la chaîne alimentaire peut sembler souhaitable,
mais c’est une position dangereuse, car le prédateur
est dépendant des plus infimes variations des populations
de rongeurs, entre autre proies. De plus, tous les polluants
chimique accumulés dans les tissus des proies, se concentrent
chez les prédateurs.
Voilà pourquoi les oiseaux de proies sont sensibles
à la pollution et représentent de précieux
indicateurs de l’état d’un écosystème.
Par
ailleurs, trois caractéristiques distinguent les rapaces
des autres oiseaux : le bec crochu, de puissantes serres et
une vision remarquable.
Les
rapaces utilisent leur bec crochu pour déchirer leur
proies. Leurs serres varient grandement selon le type de chasse
de l’oiseau. Le vautour, par exemple, n’est pas
doté de serres très fortes, car il se nourrit
principalement de charogne, alors que les rapaces qui capturent
de grosses proies ont des doigts plus courts et plus puissants.
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